« Le mot bœuf évoque pour la plupart des gens l'ouest et les cow‑boys », dit Stephen Miller, de la University of Guelph. Sur ce, il s'empresse de souligner que 20 % de la capacité d'engraissement du Canada se trouve en Ontario et que la province détient un pourcentage encore plus grand du marché national. Le bœuf est important pour l'Ontario, et les chercheurs de Guelph utilisent des outils à la fine pointe pour soutenir les producteurs bovins de la province.
Leurs recherches visent notamment à améliorer l'efficacité des élevages. Dans leurs toutes nouvelles installations d'essai, financées en partie par le Fonds ontarien pour l'innovation, ils surveillent au moyen d'appareils sophistiqués les habitudes alimentaires d'un troupeau témoin de 192 têtes. Chaque animal porte un émetteur radio qui signale aux capteurs montés sur les douze auges quand l'animal mange, et pendant combien de temps. Ces données, combinées à celles sur la prise de poids et la qualité de la viande en bout de ligne, permettent aux chercheurs de comparer l'efficacité de différentes stratégies d'alimentation.



Une autre recherche porte sur la tendreté — premier critère de qualité d’après les sondages menés auprès des consommateurs de bœuf. Les chercheurs de Guelph ont mis au point une méthode permettant de quantifier la tendreté de la viande produite dans leurs installations. Quand ces résultats sont combinés aux données sur les habitudes alimentaires, il est possible de voir quelles stratégies produisent la meilleure qualité de viande.