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• Leadership en recherche fondamentale et renforcement des établissements d’enseignement;
• Possibilité de technologies dérivées dans les domaines de la purification de l’eau et de la dépollution.

Profond
À Sudbury, des scientifiques descendent sous terre pour scruter les mystères profonds de l'univers.

À l'Observatoire de neutrinos de Sudbury (ONS), on cherche des réponses à de grandes questions scientifiques telles que : Pourquoi l'univers est‑il fait de matière plutôt que d'antimatière? Et d'où vient au juste l'antimatière — cette substance invisible qui compose une bonne partie de l'univers?

Justement, des installations de recherche installées dans les profondeurs de la terre fournissent les réponses à certaines de ces questions très profondes : l'ONS. Le cœur de l'observatoire est une sphère d'acrylique de 12 mètres remplie d'eau lourde et entourée de capteurs optiques, immergés dans une couche d'eau ordinaire ultrapure. Situé à deux kilomètres sous la terre, dans une ancienne mine de nickel, l'appareil détecte des particules appelées neutrinos, qui se forment dans l'espace. Les neutrinos traversent facilement le roc, qui bloque cependant d'autres rayonnements cosmiques. Leur passage à travers la sphère d'eau lourde produit un bref éclat lumineux, que détectent les capteurs.

L'ONS a déjà permis de répondre à une question sur laquelle achoppaient les physiciens depuis trente ans : le problème des neutrinos solaires, à savoir pourquoi la quantité de neutrinos solaires atteignant la terre semblait contredire notre compréhension de la génération d'énergie par le soleil. Les mesures prises dans les installations exceptionnelles de Sudbury ont résolu l'énigme : notre modèle du soleil était juste, mais les neutrinos changent de forme durant leur parcours vers la terre. Science, magazine scientifique de réputation internationale, a décrété que c'était, en importance, la deuxième percée scientifique de l'année 2002.


Le fruit d’une collaboration
L’Observatoire de neutrinos de Sudbury est un remarquable partenariat entre six universités canadiennes, administré par la Carleton University. Y participent, outre Carleton :
• University of Guelph
• Université Laurentienne
• Queen’s University
• Université de Montréal

La deuxième phase des recherches vise à mesurer avec une précision accrue les insaisissables neutrinos. Les chercheurs pourront compter pour ce faire sur le matériel d'un tout nouvel ensemble de laboratoires et salles de réunion, financé en parti par le Fonds ontarien pour l'innovation. Appuyé par ces installations à la fine pointe, l'observatoire poursuivra ses recherches dans l'espoir d'aider à percer le troublant mystère  de l'origine de la matière noire et de la composition de l'univers.

Les questions auxquelles travaillent les chercheurs à Sudbury peuvent sembler déconnectées de la réalité. Mais le savoir acquis par l'observatoire contribue à garder l'Ontario à l'avant‑garde de la recherche fondamentale — ce qui pourrait à long terme renforcer nos établissements d'enseignement et rehausser notre compétitivité sur le marché mondial des idées.

On peut aussi s'attendre à des applications concrètes. Par exemple, la conception des systèmes requis pour purifier et contrôler l'eau de l'observatoire pourrait aboutir à des technologies dérivées de traitement de l'eau et de dépollution — bref, les recherches à Sudbury en plus d'être profondes, pourrait avoir de vastes retombées.


Projet : International Facility for Underground Science - Surface Lab
Institution : Carleton University
Disciplines : Natural Sciences/Physics
Chercheur principal : David Sinclair
Investissement du Fonds ontarien pour l'innovation : 4 821 192 $
Investissement global dans la recherche, toutes les sources
de financement confondues :
10 745 169 $


Liens vers d’autres profils :
www.snolab.ca
www.sno.phy.queensu.ca

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