La prise de risques, la mémoire et la réponse « oh non! »
À la Brock University, des recherches sur les rythmes cérébraux font le pont entre la physiologie et la science comportementale, conduisant à une meilleure compréhension de la pensée et de la mémoire.

Nous avons tous déjà fait l’expérience d’un tel moment : vous réalisez que vous êtes sur le point de commettre une erreur, mais il est trop tard pour arrêter. Voilà le principal objet des recherches du Dr Sid Segalowitz, psychologue de la Brock University.

Ce sentiment de défaillance se caractérise par un rythme cérébral bien défini, que le Dr Segalowitz appelle [traduction] « la réponse "oh non!" ». Pour étudier ce phénomène, il place sur la tête de ses sujets un halo numérique, constitué de centaines de capteurs, dont les mesures sont relayées à un puissant logiciel et à des outils d’imagerie raffinés.

Fait peu étonnant, la réponse « on non! » est étroitement liée à la prise de risques. Le Dr Segalowitz s’est plus récemment intéressé à ce comportement chez les jeunes. Comprendre ce qui se passe dans le cerveau adolescent dans ces moments‑là aidera à percer le mystère du développement cérébral et à expliquer pourquoi certains adolescents sont plus enclins que d’autres à prendre des risques. La physiologie n'est cependant qu'une pièce du casse‑tête, et le Dr Segalowitz collabore étroitement avec d'autres chercheurs qui, eux, s'intéressent au mode de vie des adolescents dans une optique comportementale.

L'interdisciplinarité de cette approche sera considérablement rehaussée par l'inauguration, à Brock, d'un nouveau centre de recherches unique en son genre : le Lifespan Development Research Centre, financé en partie par le Fonds ontarien pour l'innovation. Les laboratoires ultramodernes de physiologie et d'observation du centre réuniront jusqu’à 50 chercheurs de disciplines variées, dont le Dr Segalowitz. Ceux‑ci étudieront des problèmes touchant différents stades de la vie, depuis la petite enfance jusqu’à la vieillesse.


Des capteurs crâniens conjugués à un dispositif de cartographie plus massif permettent aux Drs Segalowitz et Dywan de voir ce qui se passe dans la tête de leur sujet et de localiser très précisément cette activité cérébrale.

Dr Jane Dywan sera du nombre. Elle étudie des rythmes cérébraux similaires et leur corrélation avec la fréquence cardiaque. Cependant, sa recherche porte principalement sur les aînés qui ont de la difficulté à se rappeler des événements de leur passé ou d’autres renseignements. L'utilisation conjuguée des méthodes de recherches propres à la physiologie et à la science du comportement fait la lumière sur la multitude de facteurs influant sur le traitement de l'information dans un cerveau âgé.

La raison d'être du Lifespan Development Research Centre est justement de faciliter ce genre d'intégration. Le Dr Segalowitz souligne d’ailleurs que « une grande partie de nos travaux recoupent plusieurs disciplines… Ça n’a rien de magique. Il est essentiel de pouvoir parler à d’autres chercheurs et d’établir des liens. »

Ces liens aideront l'Ontario à rester à l'avant‑garde des connaissances en matière de développement humain. Ces connaissances progressent rapidement, et les retombées de leurs applications seront considérables.  Les recherches concernant la prise de risque chez les adolescents et la mémoire des aînés pourraient se traduire par une amélioration de la qualité de vie des gens de tous âges, en Ontario et ailleurs.

Projet : Lifespan Development Research Centre
Institution : Brock University
Disciplines : Social Sciences/Psychology
Chercheur principal : Sidney Segalowitz
Investissement du Fonds ontarien pour l'innovation : 1 793 479 $
Investissement du Fonds pour la recherche en Ontario : 809 160 $
Investissement de la Fondation canadienne pour l'innovation : 2 602 639 $
Investissement global dans la recherche, toutes les sources
de financement confondues :
6 513 952 $



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