Lumière à la croisée des domaines
Dans l’atrium du Queen’s Cancer Research Institute, des scientifiques œuvrant dans différentes disciplines font la lumière sur les travaux de leurs collègues.

« Ce qui frappe surtout les gens lorsqu’ils marchent dans l’édifice est l’abondance de lumière naturelle. » Roger Deeley, Ph.D., parle ainsi du nouveau domicile du Cancer Research Institute à la Queen’s University.

Une caractéristique clé de l’Institut est un atrium central qui illumine le cœur de l’édifice de 5 500 mètres carrés. L’intérieur est visuellement attrayant et rappelle de façon flagrante l’approche interdisciplinaire de l’Institut en matière de recherche en oncologie.

« Un des objectifs du design, explique M. Deeley, le directeur de l’Institut, était de promouvoir l’intégration entre les étages. Sur le plan visuel, l’atrium crée une ouverture au cœur de l’immeuble et rappelle à tous et chacun que d’autres personnes travaillent dans les autres divisions de l’Institut. L’intégration physique favorise quotidiennement les interactions informelles entre les chercheurs des autres divisions, ce qui n’était pas le cas auparavant. » L’Institut a la particularité de réunir sous un même toit trois domaines de recherche cruciaux dans la lutte contre le cancer : la biologie et la génétique, l’épidémiologie et le traitement du cancer et, enfin, les essais cliniques. « Nous nous attachons à étendre le savoir à la croisée de ces trois domaines. »

Dès l’inauguration de l’Institut, M. Deeley a formé un groupe de recherche translationnelle en oncologie dont
les membres se réunissent tous les mois. Composé de spécialistes des sciences fondamentales, d’oncologues, de chirurgiens et de pathologistes, le groupe discute des possibilités de transfert du savoir d’une sphère de la recherche sur le cancer à l’autre. Les résultats d’une étude épidémiologique sur les cancérogènes environnementaux, par exemple, pourraient mener à l’élaboration d’une stratégie de prévention du cancer. Une composante fondamentale d’une recherche sur la biologie du cancer pourrait permettre l’identification d’une nouvelle cible potentielle pour les médicaments. « Il a été prouvé qu’il s’agit d’un véhicule très utile, affirme M. Deeley. Nous nous réunissons simplement de façon informelle et lançons des idées. » Plusieurs projets ont déjà émergé de ce forum.

L’Institut adopte également une approche unique en matière de formation pour favoriser la pollinisation croisée de la recherche. L’Institut offre un programme de formation transdisciplinaire dans le domaine de la recherche sur le cancer, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, dans le cadre duquel chaque stagiaire travaille sous la supervision d’au moins deux chercheurs, représentant chacun un volet différent de la recherche sur le cancer. Ainsi, les chercheurs de demain développent une perspective interdisciplinaire dès le début de leur formation.

Même si l’Institut a été inauguré seulement en 2004, M. Deeley est déjà fier des résultats obtenus. « Il n’y a jamais eu autant d’interactions entre le groupe des essais cliniques, les spécialistes de la santé de la population et les scientifiques des aqualabos. »

Il semble que les efforts concertés pour réunir des chercheurs de différentes disciplines – tant par la programmation et l’architecture – portent fruit.


La recherche sur le cancer :
Le Canada n’a rien à envier aux autres pays dans le monde.

« Si l’on tient compte des sommes dépensées, indique Roger Deeley, Ph.D., du Queen’s Cancer Research Institute, la qualité de la recherche sur le cancer au Canada est sans égale à l’échelle internationale. »
L’affirmation peut paraître surprenante, étant donné la taille relativement faible de la collectivité de la recherche sur le cancer au Canada comparativement à celle des États-Unis ou de la Grande-Bretagne.
Mais selon M. Deeley, cette taille restreinte est en fait un atout. « Avec le temps, certains regroupements se forment. La collectivité de la recherche sur le cancer au Canada a été très interactive au cours des 25 dernières années et, en conséquence, il s’agit probablement d’une des collectivités de recherche les plus organisées au pays. Les membres de cette collectivité se connaissent très bien. Le groupe des essais cliniques ici à Queen’s, par exemple, compte plusieurs centaines de chercheurs à l’échelle du pays, qui participent tous aux essais qu’ils coordonnent. »

Projet : Queen’s University Cancer Research Institute Building
Institution : Queen’s University
Disciplines : Health Sciences
Chercheur principal : Roger Deeley
Investissement du Fonds ontarien pour l’innovation : 4 743 600 $
Investissement du Fonds pour la recherche en Ontario : 853 296 $
Investissement global dans la recherche,
toutes les sources de financement confondues :
14 000 000 $

 

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